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Adolescence

Mon enfant a des difficultés scolaires : comment l’aider efficacement ?

17 mars 2025

Mon enfant a des difficultés scolaires : quelles solutions ?



Lorsque leur enfant rencontre des difficultés scolaires, beaucoup de parents s'interrogent : « Comment savoir s'il a vraiment des difficultés ? Est-ce juste un manque d'intérêt temporaire, une mauvaise passe ou bien un signe de trouble d’apprentissage plus profond ? » Identifier clairement ces difficultés est la première étape pour pouvoir aider efficacement son enfant.


Comment reconnaître ce qui est du ressort de la difficulté scolaire, en comprendre les différentes causes et identifier les solutions pédagogiques et les soins adaptés ? Voici quelques pistes à explorer pour aider chaque enfant à retrouver confiance en lui et plaisir d’apprendre.

Comment savoir si mon enfant a des difficultés scolaires ?


Dans notre société, c'est une inquiétude qui étreint un grand nombre de parents : mon enfant est-il en difficulté à l'école ? Le schéma « pour réussir dans la vie, il faut réussir à l'école » est encore très ancré. 

Dans le système scolaire classique, les parents ont souvent un signal fort, les fameuses notes, qu'elles soient chiffrées, lettrées ou colorées d'ailleurs. Et puis, il y a les devoirs : si cela se passe mal à la maison, c'est peut-être parce que l'enfant a des difficultés scolaires. 


Dans certaines écoles privées, comme chez Esclaibes International Schools, les parents n'ont pas de notes auxquelles se référer. Dans ce cas, comment savoir, en tant que parent, si notre enfant est concerné par des difficultés scolaires. 


Par ailleurs, on peut avoir tendance à se dire, en tant que parents, que les difficultés de notre enfant sont passagères et que cela ira mieux dans quelque temps. Parce qu'on a rarement envie de se projeter dans un  véritable problème d'apprentissage.

Généralement, certains indices à la maison, combinés à l'avis précieux de l'enseignant, permettent d'obtenir des réponses claires.

Les premiers indices : ce que l’on peut observer à la maison


Avant même que l'école ne tire la sonnette d'alarme, quelques signaux peuvent alerter les parents à la maison. Ils méritent d'être observés attentivement, car ils révèlent souvent un malaise ou une difficulté face aux apprentissages.

Vous pouvez notamment prêter attention à :

  • une résistance ou anxiété inhabituelle lors des devoirs ou à l’évocation de l'école ;
  • une nette baisse de motivation, voire un manque soudain d'intérêt pour les apprentissages ;
  • des symptômes physiques récurrents tels que de la fatigue excessive, des maux de ventre ou du stress avant d'aller en classe ;
  • une réelle difficulté à retenir les leçons, à mémoriser l'orthographe des mots, malgré un travail régulier à la maison ;
  • des difficultés d'écriture ;
  • des blocages fréquents sur certaines notions scolaires ou encore des oublis systématiques des acquis récents.


Si vous repérez plusieurs de ces indices sur une période prolongée, il est probable que votre enfant rencontre de réelles difficultés scolaires. Dans tous les cas, il est important de s'en préoccuper pour éviter que cela ne conduise à une phobie scolaire.

Difficultés scolaires : le rôle de l'enseignant pour les identifier
L'enseignant est souvent la première personne à pouvoir repérer une difficulté. Échangez avec lui si vous vous questionnez. ©Mikhail Nilov


Le rôle clé de l’enseignant dans l’identification des difficultés


Même s'ils observent leur enfant au quotidien, les parents ne disposent pas toujours d'un recul suffisant pour évaluer précisément ses apprentissages scolaires. C'est là que le rôle de l'enseignant prend toute son importance.

L’enseignant est souvent la première personne à pouvoir repérer une difficulté précise chez l'enfant, puisqu'il le voit évoluer dans un contexte d'apprentissage structuré et collectif. En observant ses comportements, sa façon de réagir face aux nouvelles notions ou encore ses interactions avec ses camarades, il est capable de déterminer s'il s'agit simplement d'une difficulté ponctuelle ou si une aide extérieure doit être envisagée.

Il est donc essentiel d'instaurer un dialogue régulier avec lui pour mieux cerner l'origine et la nature du problème rencontré par l'enfant. Un échange ouvert parent-enseignant permet :

  • de valider ou non vos propres observations à la maison ;
  • de mieux comprendre les situations scolaires dans lesquelles les difficultés apparaissent ;
  • de mettre en place des premières stratégies d'accompagnement pédagogique adaptées.

Cependant, si malgré cet échange et un soutien spécifique mis en place à l'école, les difficultés persistent ou s'accentuent, il sera alors utile d'envisager de consulter un professionnel spécialisé (orthophoniste, psychologue scolaire, ergothérapeute, psychomotricien…) afin d’obtenir un diagnostic précis et complet.


Certains spécialistes moins connus peuvent également apporter une aide précieuse : les orthopédagogues ou encore les graphoéducateurs et graphoéducatrices pour les difficultés d’écriture.


Ainsi, vous pourrez obtenir un diagnostic précis, mieux comprendre l'origine des difficultés et choisir un accompagnement adapté à votre enfant.

Pourquoi mon enfant rencontre-t-il des difficultés scolaires ?


Avant d'agir, il est essentiel de comprendre pourquoi un enfant rencontre des difficultés à l'école. Celles-ci peuvent avoir plusieurs origines : un manque de motivation, une méthode d'apprentissage mal adaptée, ou encore un trouble spécifique non diagnostiqué. Analyser ces raisons permet de mieux choisir les solutions.

Un manque de motivation ou un blocage lié au sens des apprentissages


Bien souvent, les difficultés scolaires viennent d'une perte de sens : l’enfant ne comprend pas à quoi servent les notions apprises à l’école. Il peut alors décrocher ou se désintéresser de ce qu'il apprend, considérant ces savoirs comme abstraits ou inutiles.


Guillaume Bousquet, fondateur de Pédagovie, insiste sur la nécessité de donner du sens aux apprentissages pour favoriser la motivation chez l’enfant. Selon lui, mettre les apprentissages en lien avec la réalité quotidienne de l’enfant permet de raviver son intérêt.


Ainsi, expliquer à un enfant l’étymologie d’un mot (« équinoxe » vient du latin æquus, égal, et nox, nuit) ou lui demander de vivre physiquement une notion (marcher entre deux chaises pour comprendre « between » en anglais), transforme totalement sa relation à l'apprentissage.


Guillaume Bousquet parle également de la pédagogie de la parole : l’enfant verbalise avec ses propres mots ce qu'il a compris. En mettant des mots sur ses apprentissages, il s’approprie les savoirs et les relie au concret. Cette pédagogie renforce non seulement sa compréhension, mais aussi sa motivation.


Pour surmonter ce blocage, n'hésitez pas à :

  • relier les apprentissages à la vie quotidienne de votre enfant ;

  • favoriser des situations concrètes et des activités pratiques : faire des mathématiques en cuisinant, c'est bien plus puissant qu'on ne se l'imagine pour un apprentissage naturel ;

  • encourager la verbalisation : demandez à l'enfant de raconter ou d'expliquer ce qu'il vient d'apprendre avec ses propres mots.
difficultés scolaires : apprendre en vivant des expériences comme la cuisine
Faire de la lecture et des mathématiques en cuisinant, quoi de mieux pour mettre du sens sur ce que l'on apprend et en voir l'usage au quotidien.


Une méthode d’apprentissage inadaptée à son profil


Chaque enfant est unique, et la méthode pédagogique classique ne convient pas nécessairement à tous. En effet, chaque enfant a généralement un mode d'apprentissage préféré, qui peut être :

  • visuel : il retient par les images, les couleurs, les schémas ;
  • auditif : il mémorise en écoutant, répétant à haute voix ou en chantant ;
  • kinesthésique : il apprend mieux en manipulant et en expérimentant concrètement.


L'idéal, c'est quand le mode d'apprentissage combine ces trois entrées. Un enfant plutôt kinesthésique peut notamment rencontrer des difficultés si l’enseignement reçu est exclusivement abstrait et passif. Pour être pleinement efficace, l'apprentissage doit idéalement mobiliser plusieurs sens à la fois. Plus les sens (vue, ouïe, toucher, mais aussi mouvement...) sont sollicités simultanément, plus l'enfant encode efficacement une information. Cela facilite ensuite sa compréhension et sa mémorisation. C’est ce que l’on peut nommer l’intégration multisensorielle.


La pédagogie Montessori, comme d’autres pédagogies alternatives, s’avère souvent bénéfique pour ces profils puisqu’elle passe par le concret et la manipulation pour apprendre, par exemple avec le matériel Montessori qui matérialise les concepts.


Le lien entre la main et le cerveau joue un rôle essentiel dans l'apprentissage. Maria Montessori affirmait déjà que « la main est l’outil privilégié de l’intelligence ». Aujourd'hui, les neurosciences confirment que la manipulation active directement les aires cérébrales impliquées dans la compréhension et la mémorisation. Manipuler un matériel concret permet donc au cerveau d’associer une action physique à une notion abstraite, facilitant ainsi la compréhension et la mémorisation à long terme.


La manipulation, l'entrée concrète dans un concept est finalement adaptée à une grande majorité d'enfant. Cette manipulation mobilise par ailleurs des sens comme la vue, voire l'ouïe selon l'activité. 


difficultés scolaires : manipuler pour ancrer les apprentissages dans le réel

Difficultés scolaires : et si un trouble d’apprentissage en était à l'origine ?


Les difficultés persistantes, malgré les adaptations pédagogiques, peuvent révéler un trouble d’apprentissage non identifié. Les plus courants sont :

  • les troubles « dys » (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie, etc.), qui gênent l’acquisition du langage écrit, voire oral, de la coordination ou des gestes du quotidien ;
  • les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), responsables de difficultés de concentration et d'organisation ;
  • les troubles du spectre autistique (TSA), qui influencent fortement la relation sociale et la communication, impactant ainsi l’apprentissage.

Pour ces troubles, il est nécessaire de consulter un professionnel compétent : orthophoniste, psychologue scolaire, neuropsychologue, ergothérapeute ou neuropédiatre. Un diagnostic précoce permettra de mettre en place une prise en charge adaptée et ainsi de redonner confiance à votre enfant dans ses apprentissages.

Comment aider mon enfant face aux difficultés scolaires ?


Les difficultés scolaires peuvent donc avoir plusieurs origines. Pour les surmonter efficacement, au-delà des soins médicaux et paramédicaux parfois nécessaires, plusieurs solutions pédagogiques adaptées au profil de l'enfant sont possibles. Voici des pistes concrètes pour mieux l'accompagner, à l'école comme à la maison.

Améliorer l’environnement de travail à la maison


Créer un environnement calme, agréable et propice aux apprentissages est un premier pas à envisager. L'idéal est que l'enfant ait un espace dédié, organisé et confortable pour se concentrer efficacement.

Guillaume Bousquet rappelle aussi l’importance du mouvement pour faciliter l'apprentissage et notamment la mémorisation. Certains enfants ont besoin d'être en mouvement, d'adopter des positions improbables pour se concentrer. La position assise sur une chaise ne convient pas à tous. Vous pouvez ainsi proposer de : 

  • réciter une poésie tout en marchant ou en effectuant un petit parcours ;
  • réviser des notions pendant une promenade dans le quartier : demandez-lui de vous raconter ce qu'il sait, ce qu'il a appris. C'est l'occasion de mobiliser une pédagogie de la parole et le mouvement, pendant un temps partagé apprécié.

Identifier le profil d’apprentissage de votre enfant pour adapter les devoirs


Nous l'avons vu, chacun a sa manière préférentielle d'apprendre : par l'écoute, par le visuel, ou par le mouvement (kinesthésique). Certains troubles peuvent également entraver une entrée dans l'apprentissage. Une fois qu'on a ces données en main, on peut adapter les devoirs à la maison ou les activités en classe, en conséquence.


Toutefois, quelle que soit la méthode choisie, il reste essentiel de toujours donner du sens à ce que l'enfant apprend. Guillaume Bousquet insiste justement sur ce point : l'enfant doit comprendre pourquoi il apprend telle ou telle notion, et comment elle se relie à son quotidien, à son expérience réelle. Donner du sens permet de renforcer durablement sa motivation et facilite une assimilation plus naturelle des savoirs.

Par exemple : 

  • Pour un enfant dont la mémorisation est plutôt auditive ou qui souffre de dyslexie, les poésies et leçons peuvent être enregistrées afin qu'il les écoute autant de fois qu'il en a besoin.

  • Si votre enfant éprouve des difficultés avec l’écriture manuscrite (par exemple, en cas de dyslexie ou dysgraphie), permettez-lui de taper les mots à l'ordinateur ou de vous les épeler oralement. L’objectif est de lui éviter un sentiment d'échec lié à l'écriture manuelle et de lui permettre de se concentrer uniquement sur l’orthographe des mots.
  • Vous pouvez aussi transformer une leçon de conjugaison à revoir pour la énième fois, en une activité ludique et interactive, que ce soit avec un jeu éducatif en ligne autocorrectif ou un jeu avec des dés faits maison : un dé propose les pronoms, l'autre 6 verbes et éventuellement un troisième dé, les temps de conjugaison. L'enfant doit écrire le résultat de la combinaison des 3 dés.
    Je / dire / passé composé : j'ai dit.

  • Et si votre enfant a besoin d'adopter une position allongée par terre pour lire le texte ou les pieds en l'air contre le mur, laissez-le faire. L'important, c'est qu'il lise et soit concentré.

N’hésitez pas à échanger avec l’enseignant pour trouver ensemble les adaptations possibles, afin d'aider votre enfant à ne pas se décourager.

Difficultés scolaires : le recours aux enregistrements audio pour mémoriser
Enregistrer une leçon, une poésie, pour la mémoriser quand on a des troubles dys, peut être une solution.


Valoriser les progrès pour redonner confiance à l'enfant


Face à des difficultés scolaires répétées, l'enfant peut vite perdre confiance. Guillaume Bousquet insiste sur la nécessité de changer notre regard sur l'intelligence. Plutôt que de se focaliser sur les résultats, valorisez toujours les efforts fournis, même modestes. Cela permet à l’enfant de comprendre que ses capacités ne sont pas figées, mais peuvent se développer en permanence.


Chacun avance à son rythme. Et c'est respecter l'enfant que de lui proposer une pédagogie qui lui permet d'être en réussite régulière, sans se comparer aux autres. C'est en tous les cas notre vision pédagogique dans les écoles internationales du réseau Esclaibes International Schools. Nous avons mis en œuvre une pédagogie active, des plans de travail et un suivi personnalisé :  chaque enfant peut ainsi s'engager dans les apprentissages en fonction de ses besoins personnels. Et ces besoins sont différents entre un enfant de 6 ans déjà lecteur et un autre qui ne l'est pas encore, par exemple.


Pour valoriser les progrès, vous pouvez :

  • encourager l'enfant à verbaliser ce qu’il comprend plutôt que simplement lui demander de réciter une leçon par cœur ;
  • souligner toujours ses avancées : ce qu’il réussit mieux aujourd’hui qu’hier, indépendamment du résultat chiffré ;
  • changer votre vocabulaire en remplaçant « tu n’y arrives pas » par « tu n’y arrives pas encore », car rien n'est irrémédiable en matière d'apprentissage.

Dépasser les difficultés scolaires avec la bonne approche


Les difficultés scolaires ne sont jamais une fatalité. Chaque enfant possède un potentiel unique, qu’il convient de révéler en choisissant l’approche pédagogique qui lui convient.


Qu’il s’agisse d’aménager un cadre de travail plus adapté à la maison, de choisir des pédagogies actives comme la méthode Montessori, ou d'utiliser la pédagogie de la parole pour redonner du sens aux apprentissages, les solutions existent et sont multiples.

Chez Esclaibes International Schools, chaque enfant bénéficie d'un accompagnement personnalisé qui respecte son rythme et valorise ses progrès. En proposant un enseignement adapté, où l’enfant manipule, verbalise et avance selon son propre rythme, nos écoles offrent un environnement idéal pour retrouver confiance et plaisir d’apprendre.

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